Comment choisir un perceur à Montréal, y compris là où nous échouons
Si vous cherchez un perceur à Montréal, vous essayez de répondre à une question réellement difficile à trancher de l'extérieur. Tous les studios ont de belles photos. Tous se disent professionnels. Presque aucun ne vous dit ce qu'il refusera de faire.
Cette page est donc une liste de vérification plutôt qu'un argumentaire. Elle est écrite pour que vous puissiez l'appliquer à n'importe quel studio de la ville, et elle nomme les endroits où nous y échouerions nous-mêmes.
1. Demandez avec quoi ils percent
C'est la première question et elle élimine la majeure partie du champ.
Un pistolet à percer tient un clou à bout arrondi et le pousse à travers le tissu au moyen d'un ressort. Il n'y a aucun tranchant : le tissu n'est pas séparé, il est déchiré puis écrasé autour du clou laissé en place. Sur un lobe souple, un corps jeune guérit souvent malgré tout, et c'est pourquoi la pratique survit. Sur le cartilage, c'est fréquemment l'inverse, et l'on obtient un perçage enflammé pendant des mois ou une masse de tissu cicatriciel qu'il faut retirer.
Un pistolet ne peut pas non plus être entièrement stérilisé. Il est en plastique et ne passe pas à l'autoclave, alors il est essuyé entre les clients plutôt que stérilisé.
Une aiguille est à usage unique, stérile et tranchante. Elle retire un noyau net de tissu et le bijou suit jusqu'à sa place.
Si un studio perce du cartilage au pistolet, vous avez votre réponse et le reste de cette liste ne vous sert plus.
2. Demandez s'ils regardent avant d'accepter
Il y a treize endroits à percer sur une oreille et dix ne sont possibles que si vous êtes bâti pour eux.
Un daith exige un repli d'une réelle profondeur. Un rook exige une crête franchement saillante. Un industriel est une seule barre reliant deux trous qui doivent s'aligner sur un même plan, et sur la plupart des oreilles ce n'est pas le cas. Forcé, il produit une barre sous tension permanente qui migre, épaissit le tissu aux deux bouts et finit par sortir.
Un studio qui accepte n'importe quel emplacement que vous nommez, sans vous avoir vu, vous dit quelque chose. La bonne réponse à une demande que votre anatomie ne peut pas porter est non, suivi de ce qui fonctionnera.
Demandez au téléphone ce qui se passe si votre oreille ne convient pas à ce que vous voulez. Écoutez s'ils ont une réponse prête.
3. Demandez quel est vraiment le temps de guérison
Les chiffres honnêtes ne sont pas flatteurs, et c'est pourquoi certains endroits les arrondissent vers le bas.
Un lobe est un tissu mou bien irrigué et guérit en environ trois mois. Tout ce qui se trouve au-dessus du lobe est du cartilage, qui n'a presque aucune irrigation propre et se nourrit par ses bords, alors il prend de six à douze mois. Un industriel demande douze mois ou plus. Une narine est plus rapide, autour de six mois, mais reste du cartilage.
Le piège, c'est que le cartilage paraît et semble guéri vers le troisième mois alors qu'il n'en est rien en profondeur. Si quelqu'un vous annonce qu'un hélix est un perçage de six semaines, soit il se trompe, soit il vous dit ce que vous voulez entendre, et les deux devraient vous inquiéter.
4. Demandez ce qu'il en est du second rendez-vous
Tout perçage frais reçoit une tige un peu plus longue que la définitive, parce que le tissu enfle et qu'une barre ajustée serait enfouie dès le troisième jour. Une fois l'enflure résorbée, cette longueur devient un problème, car une tige longue bouge davantage, s'accroche davantage et fait basculer le perçage hors de son axe.
Un studio qui n'en parle pas du tout n'a pas réfléchi à ce qui vous arrive après votre départ. Demandez quand le changement est dû, s'ils le font, et ce qu'il coûte.
Pour la petite histoire, le nôtre est gratuit, et nous préférons le faire nous-mêmes plutôt que de vous voir changer le bijou à la maison, parce que c'est aussi le moment où quelqu'un qui fait ça tous les jours peut voir comment le perçage a réellement guéri.
5. Demandez quelles pièces d'identité ils exigent
Celle-ci est un indicateur du sérieux général d'un studio.
Au Québec, aucun âge minimum n'est fixé par la loi pour un perçage, alors chaque studio fixe son propre seuil et tous sont dans leur droit. Ce qui vous renseigne, c'est de savoir s'ils y ont réfléchi.
Le nôtre : à seize ans, vous consentez vous-même avec une pièce d'identité gouvernementale avec photo. Avant seize ans, un parent ou un tuteur légal vous accompagne et vous apportez tous les deux une pièce avec photo. Une carte étudiante n'est pas acceptée, parce qu'elle n'est pas délivrée par un gouvernement et ne prouve pas votre âge. Les perçages de téton, génitaux et de surface attendent dix-huit ans, et un parent ne peut pas consentir à votre place pour ceux-là.
Vous n'avez pas à préférer notre seuil à celui d'un autre. Vous devriez préférer un studio capable de vous dire quel est le sien, et pourquoi.
6. Demandez ce qu'il en est du bijou, pas seulement du perçage
Ce qui entre dans le trou représente environ la moitié de la guérison.
Un matériau de qualité implant, bien fini et correctement dimensionné, se fait oublier et laisse le canal bâtir sa propre paroi. Un bijou à la surface rugueuse ou au filetage mal taillé irrite ce canal chaque jour, et un canal irrité chaque jour ne finit jamais de guérir.
Un studio qui traite le bijou comme un détail, ou qui refuse de vous dire de quel matériau il s'agit, vous demande de guérir autour d'une inconnue.
7. Demandez dans quelle langue se déroule le rendez-vous
Dans cette ville, c'est une vraie question et non une formalité.
La conversation sur votre anatomie, vos soins et la marche à suivre si quelque chose cloche est la partie qui décide du résultat. Elle devrait se dérouler dans la langue dans laquelle vous pensez, pas dans celle où vous vous débrouillez.
8. Demandez ce qu'ils refusent de faire
Chaque studio a une liste de choses qu'il refuse. Un studio qui affirme n'en avoir aucune n'y a pas réfléchi ou ne vous dit pas tout.
La nôtre comporte trois sortes d'entrées. Il y a les emplacements que nous refusons parce que l'anatomie devant nous ne peut pas les porter, de loin les plus fréquents, et cela se décide dans les deux premières minutes du rendez-vous plutôt qu'au téléphone. Il y a les emplacements que nous refusons pour une question d'âge, peu importe qui se tient là pour consentir. Et il y a les jours où nous refusons de percer tout court, parce que la personne est arrivée souffrante, ou sort d'un long quart de travail sans avoir mangé, ou se fait visiblement convaincre par celui ou celle qui l'accompagne.
Ce dernier point vaut la peine d'être posé explicitement. Un perçage fait à quelqu'un qui n'en veut pas vraiment guérit mal, parce que l'entretien n'a jamais lieu. Un studio qui a réfléchi au consentement au-delà de la signature sur le formulaire aura une réponse prête.
9. Demandez ce qui se passe quand cela tourne mal
Pas si cela tourne mal. Une certaine proportion de perçages s'irritent, forment une bosse, migrent ou sont rejetés, et cela arrive à des gens prudents dans de bons studios.
Ce qui distingue les studios, c'est la suite. Demandez s'ils l'examineront, ce qu'ils facturent pour l'examiner, et s'ils vous diront quand la réponse est un médecin plutôt qu'un perceur.
La mauvaise réponse est un produit. Si la première réaction devant un perçage irrité est de vous vendre une crème ou une solution plutôt que de regarder la longueur du bijou, l'angle et ce que vous lui faites subir la nuit, on vous vend quelque chose au lieu de vous soigner.
L'essentiel de ce que les gens rapportent se ramène à deux choses. Le bijou est trop long, c'est le changement de tige qui n'a jamais eu lieu. Ou il y a une habitude, généralement dormir dessus ou y toucher, et c'est l'habitude qui fait le dégât plutôt que le perçage. Les deux se corrigent vite et aucune n'exige d'acheter quoi que ce soit.
Une remarque sur les photos
Les portfolios de studio méritent d'être regardés, avec une réserve rarement dite à voix haute.
Presque toutes les photos que vous voyez sont prises juste après le perçage, quand il est à son plus beau, et elles renseignent sur l'œil du perceur pour le placement et absolument pas sur la façon dont ce perçage a guéri. Les photos réellement utiles sont celles prises six mois ou un an plus tard, et elles sont bien plus rares parce qu'elles exigent que le client revienne.
Si un studio peut vous montrer du travail guéri, cela vaut plus que cent photos fraîches.
10. Demandez combien de temps ils vous accordent
Le marquage prend plus de temps que l'aiguille, et c'est normal, car c'est le marquage qui décide si le perçage sera bien placé. Sur du cartilage, un emplacement décalé de deux millimètres fait la différence entre un perçage qui guérit tranquillement et un perçage qui appuie contre un repli pendant un an.
Un studio qui travaille dans un créneau serré doit bâcler cette partie, parce que c'est la seule du rendez-vous qui puisse être comprimée. Si vous réservez plusieurs perçages d'un coup, demandez franchement combien de temps est réservé, et méfiez-vous d'une réponse qui sonne efficace.
Ce que « meilleur perceur » peut vouloir dire, et ce que non
Cherchez le meilleur perceur à Montréal et vous obtiendrez une liste de commerces classés par nombre d'avis. Le nombre d'avis mesure depuis combien de temps un salon de perçage est ouvert et combien de clients il voit, ce qui n'est pas la même chose que la qualité du travail.
Ce qui se mesure réellement, c'est ce qui figure sur cette page. Avec quoi on perce. Si on regarde avant d'accepter. Si les délais annoncés sont les vrais. Ce qui arrive quand cela tourne mal. Un salon de perçage qui répond bien à ces quatre questions est meilleur qu'un autre qui a trois fois plus d'avis et ne sait répondre à aucune.
Le mot « meilleur » ne veut pas dire le plus proche non plus, et pour nous il ne peut pas : nous sommes à Laval. Il ne veut pas dire le moins cher, et il ne veut pas dire le plus rapide.
Là où nous échouerions à votre liste
Deux endroits, et il est juste de les nommer.
Nous ne sommes pas à Montréal. Nous sommes à Laval, à l'intérieur du CF Carrefour Laval, soit environ onze kilomètres de Villeray, quatorze du Plateau et seize du centre-ville, à vol d'oiseau. Si la proximité est votre critère décisif, nous perdons contre une douzaine de studios et nous n'allons pas en débattre.
Nous ne publions pas non plus de liste de prix. Le bijou représente l'essentiel du coût, alors le même emplacement varie beaucoup selon ce qu'on y met, et nous offrons des promotions assez souvent pour qu'un chiffre publié soit faux plus souvent que juste. Si vous voulez un montant avant de vous engager, téléphonez et vous en aurez un clair, mais vous ne le trouverez pas sur ce site.
Ce que nous aimerions que vous nous demandiez
Téléphonez et décrivez ce que vous envisagez. Nous vous dirons s'il s'agit d'un emplacement qui fonctionne habituellement, d'un emplacement très dépendant de l'anatomie, ou d'un emplacement que seule une minorité d'oreilles peut porter. Nous ne pouvons rien promettre à partir d'une description, mais savoir dans laquelle de ces trois catégories vous vous situez suffit généralement à décider si le déplacement en vaut la peine.
Et si ce que vous voulez, c'est un premier trou aux lobes et qu'il y a près de chez vous un studio qui perce à l'aiguille et sait répondre aux questions ci-dessus, allez-y. Nous préférons le dire plutôt que de prendre un rendez-vous que nous ne méritons pas.
Où nous sommes, et quand
Piercings & Co., CF Carrefour Laval, local J012A, 3003, boulevard le Carrefour, Laval, Québec H7T 1C7. Téléphonez au (450) 682 1777 ou écrivez à hello@piercingsandco.com.
Ouvert sept jours. Du lundi au mercredi de 10:00 à 19:00, jeudi et vendredi de 10:00 à 21:00, samedi de 09:00 à 19:00, dimanche de 10:00 à 18:00.
Nous ne vous donnerons ni temps de route ni trajet de transport en commun, parce que nous ne les avons pas mesurés et qu'un chiffre inventé serait pire que rien.
Les soins, quel que soit le perceur
Cette partie est la même partout, et elle vaut la peine d'être connue avant de choisir, parce que l'essentiel de ce qui tourne mal n'est pas le fait du perceur.
Nettoyez deux fois par jour avec une solution saline stérile. Un savon non parfumé sous la douche convient. Ne tournez pas le bijou, ne grattez pas les croûtes, et touchez-y le moins possible.
Si quelque chose semble anormal, retournez voir la personne qui vous a percé avant de retirer le bijou. Le retirer alors qu'il reste de l'enflure peut refermer le canal et y enfermer le problème, ce qui transforme un petit ennui en véritable problème. Tout studio sérieux examinera un perçage qu'il n'a pas fait, et vous dira franchement si cela relève d'un médecin plutôt que d'un perceur.
Questions fréquentes
Quelle est la question la plus importante à poser à un perceur ?
Avec quoi percez-vous. Un pistolet pousse un clou arrondi à travers le tissu au moyen d'un ressort au lieu de tailler un canal net, et il ne passe pas à l'autoclave parce qu'il est en plastique. Sur du cartilage, cela produit fréquemment des mois d'inflammation ou du tissu cicatriciel qu'il faut retirer. Si un studio perce du cartilage au pistolet, vous n'avez rien d'autre à demander.
Comment savoir si un studio est bon avant d'y aller ?
Demandez ce qui se passe si votre anatomie ne convient pas à l'emplacement voulu. Dix des treize emplacements d'oreille dépendent de votre morphologie, alors un studio qui accepte n'importe quoi sans vous avoir vu vous a déjà renseigné. Un studio qui a une réponse prête sur le fait de dire non y a réfléchi.
Combien de temps un perçage d'oreille devrait-il vraiment prendre à guérir ?
Un lobe, environ trois mois. Le cartilage, de six à douze mois, et un industriel douze mois ou plus. Une narine, autour de six. Le cartilage paraît guéri des mois avant de l'être, alors quiconque vous annonce six semaines pour un hélix se trompe ou vous dit ce que vous voulez entendre.
Existe-t-il un âge minimum légal pour le perçage au Québec ?
Non. La loi québécoise ne fixe aucun âge minimum, alors chaque studio établit son propre seuil et tous sont dans leur droit. Ce qui compte, c'est qu'ils puissent vous dire quel est le leur. Le nôtre : seize ans pour consentir soi-même avec une pièce gouvernementale avec photo, avant seize ans avec un parent ou tuteur légal présent et une pièce avec photo pour les deux, et dix-huit ans pour les perçages de téton, génitaux et de surface, sans consentement parental accepté.
Pourquoi ne mettez-vous pas vos prix sur votre site ?
Parce que le bijou représente l'essentiel du coût, alors le même emplacement varie beaucoup selon ce qu'on y met, et nous offrons des promotions assez souvent pour qu'un chiffre publié soit faux plus souvent que juste. Téléphonez et vous aurez une réponse claire.
Devrais-je venir chez vous si j'habite Montréal ?
Pas nécessairement. Si vous voulez un premier trou aux lobes et qu'il y a près de chez vous un studio qui perce à l'aiguille et sait répondre aux questions de cette page, allez-y. Le déplacement se justifie pour du cartilage, pour des oreilles déjà mal percées, ou quand vous voulez que l'entretien soit réellement expliqué plutôt que remis sur un dépliant.
Examinerez-vous un perçage fait par quelqu'un d'autre ?
Oui, peu importe qui l'a fait et depuis quand. La plupart du temps il s'agit d'une longueur de bijou ou d'une habitude, et les deux se corrigent vite. Si cela relève d'un médecin plutôt que d'un perceur, nous vous le dirons franchement au lieu de vous vendre un produit.